17 oct. 2007

La vie va vite où qu'on habite


De retour à Luang prabang où l'on organise la suite du voyage, on mesure bien les changements qui agitent le vie quotidienne, plus ou moins immuable pour l'instant. La semaine qui vient de s'écouler est assez exemplaire à ce sujet.
Partout on peut constater l'arrivée de la saison sèche. Depuis plus d'une semaine il n'est pas tombé une seule goutte par ici mais le coup d'envoi a retenti ce week-end : le nombres de touristes (et par la même la moyenne d'âge) a notablement augmenté en ville, suivi par le prix des chambres. Les jeunes voyageurs avec sac à dos (tentative de traduction de backpacker) ont été rejoints par des groupes accompagnés, des retraités en goguette, d'autres porteurs de sacs à dos moins bronzés. Du coup nous élaborons des hypothèses car pour nous, la période octobre-novembre aurait du être la plus calme du voyage. Qui sont ces touristes ? D'où viennent-ils ? A vrai dire c'est toujours étonnant, et aussi un peu décevant, de constater à quel point le tourisme est devenu massif, où que l'on soit, à tout moment de l'année. D'après un Lao qui travaille dans le tourisme rencontré aujourd'hui, les touristes sont majoritairement thaïs, américains et français (en augmentation).
Pour faire face, ici, tous s'activent. En seulement quelques jours (en fait le temps de notre séjour à Muang Ngoi), un restaurant que l'on a découvert totalement en travaux, parquet à moitié terminé, nous est réapparu brillant comme un sous neuf et salle comble. En fait c'est tout Luang Prabang qui est en chantier : rénovations, constructions, projets hôteliers... On a également noté cette évolution à Muang Ngoi où apparaissent les premières guesthouses en dur pour remplacer les bicoques en palme tressée sans toujours passer par l'étape maison en teck avec rez-de-chaussée en pierre ou parpaings. Combien de temps encore le Laos résistera-t-il à la flambée des prix qui repoussent déjà certains à l'extérieur de Luang Prabang ? Et d'après le guide, ces pressions (exercées en grande partie par la Thaïlande) sont encore plus fortes dans le Sud, où nous allons nous rendre maintenant. Tout indique qu'il faudra en profiter rapidement, avant une hausse des prix assez vertigineuse pour cette partie du monde.
Enfin cela vaut en premier lieu pour les pôles touristiques, somme toute assez concentrés. Aujourd'hui, il nous a suffit des quelques minutes nécessaires pour traverser le Mekong en pirogue pour retrouver les chiens, les poulets et la curiosité des enfants.

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