1 oct. 2007

Som tam ou Tom yam ?

Petit retour en arrière : Un premier séjour de quatre jours à Bangkok dans le quartier de Thewet, puis trois jours passés sur Koh Samet, une petite île du Golfe de Thailande, puis retour à Bangkok durant trois jours mais cette fois dans le quartier de Ngamdumpli, près du parc Lumphini, le plus grand de la ville. Ensuite direction Nong Khai une ville située dans le Nord à la frontière avec le Laos, où nous avons passé quatre jours entrecoupés par une incursion de 2 journées et d'une nuit plus à l'est dans le village de Sang Khom lui aussi au bord du Mekong. Arrivée aujourd'hui dimanche 30 septembre sur l'autre rive du fleuve, à Vientiane au Laos.

Entre autres découvertes dont on ne semble pas encore avoir fait le tour, la nourriture semble ici d'une variété infinie. Chaque jour nous découvrons un nouvel aliment ou un nouveau plat, et bien qu'ayant déjà voyagé en Thailande, nous sommes encore loin d'avoir goûté à tout (enfin, je ne sais pas si nous aurons le courage de goûter vraiment à tout... notamment aux insectes grillés qui ne font pas vraiment saliver !)
Si en France le moment du repas où toute la famille se retrouve est presque sacré, ici, c'est assez différent, mais ne semble pas vouloir dire pour autant que manger n'est pas un plaisir. Les Thais mangent à toute heure et partout, seuls ou à plusieurs, chez eux ou dans une des multiples gargotes que l'on trouve à chaque coin de rue. Les plats à emporter semblent ici exister depuis toujours. En dehors des "vrais" restaurants que l'on trouve plutôt dans les coins plus touristiques, partout des familles tiennent des sortes de petites échoppes, sédentaires ou mobiles (sur roulettes et qui disparaissent chaque nuit) où l'on peut soit manger sur place ou repartir avec son plat. Le choix est souvent limité à un ou deux plats, cuisinés chaque jour, ce qui garanti la fraicheur (on a jamais été malade). Pour varier les plaisirs, il suffit de changer de cantine. La liste des plats et des aliments que nous avons découvert est assez longue, mais nous accordons une mention spéciale à la Som Tam, une salade de papaye verte émincée, très épicée mais vraiment délicieuse quand elle n'arrache pas trop ! Sinon, quand on veut se mettre la bouche au repos, on mange un bon gros poisson du Mekong (une sorte de croisement entre une dorade et un poisson préhistorique) grillé façon "croûte de sel" et fourré d'herbes aromatiques, accompagné de riz collant dont on forme des boulettes avant de le manger avec les doigts en le trempant dans une sauce à la composition inconnue (on a pu lire quelques articles ici qui laissent penser qu'il a beaucoup à redouter depuis l'arrivée du glutamate de sodium et des sauces industrielles).
Dans cette profusion, il n'est pas facile non plus de rendre à la Thaïlande ce qui appartient aujourd'hui au Vietnam, et inversement. Notre regard naïf d'occidental croit parfois déceler quelque spécialité locale. Ce qui est sûr, c'est que Sri Chang Mai, sous l'influence des Vietnamiens ("invités" par les français de l'époque pour des travaux de reconstruction) est aujourd'hui la capitale de la feuille de riz destinée aux rouleaux de printemps. Rouleaux de printemps que nous avons pu goûter à Nong Kai, dans une mini usine gastronomique vietnamienne, menée à la baguette (c'est facile mais comment résister ?) selon les règles de l'art de la guerre (pas moins de 6 personnes pour débarrasser notre table. Opération menée en quelques secondes). De même que nous avions déjà goûté la nourriture du nord de la Thaïlande à Bangkok, nous conservons nos habitudes ici à Ventiane. Nous venons néanmoins de craquer pour notre premier roti à la banane, sorte de crêpe fourrée et noyée dans le lait concentré sucré, cuisinée exclusivement par les musulmans (d'après nos sources). Deux semaines que l'on attendait ça ! malgré l'habituel pancake-banane du matin (à ne pas confondre). Dans les environs de Nong Kai, nous avons dégotté un bon plan dont nous sommes assez fières : sur la route de Thabo, on peut s'offrir une sorte de fondue mélangeant poulpe, porc, poulet, abats dans du bouillon, installé dans une paillote, juste au-dessus du Mekong.A Ventiane, le souvenir de l'occupation française se commémore dans les nombreuses enseignes de restaurant au noms français. Vu aujourd'hui, à notre arrivée : "Le côte d'azur", "Le provençal", "Café des arts", " Le croissant d'or"...

2 commentaires:

Hélène a dit…

Huummm... Ça donne envie à l'heure du repas.
Notez bien les recettes pour nous les faire goûter à votre retour!

Unknown a dit…

Et nous qui cherchons des restaurants thaï traditionnels... Amenez-nous des insectes grillés, ça à l'air assez typique et difficile à trouver par chez nous. Quelle chance, profitez en bien !