13 mai 2008

akt643ix ou bien akt300ix + akt305ix ?








" - ouai d'accord, c'est un peu plus cher mais en laissant quelques centimètres entre les deux plaques, on va pouvoir faire de la cuisine avec des super grands plats pour tous nos copains.
- mais est-ce que ça va passer sur notre plan de travail ?
- on peut facilement mettre 5 centimètres entre les plaques, ça fait 65 centimètres au lieu de 60.
ça passe largement !

- tu crois ? je me demande quand même si ça sera bien utile !
- et le plat à tagine que ta mère t'a rapporté du Maroc. t'as vu la place qu'il lui faut ?
et pour faire des grosses platrée de pates ! ça va être trop bien.

- en tous cas je préfère la akt643ix. elle vachement plus jolie avec ses petites grilles en fonte.
- moi aussi. je la kiffe grâve."
Et vous qu'en pensez-vous ? Aidez nous !

19 avr. 2008

Boucler la boucle

Le voyage est-il fini ? Sans doute puisque nous voici rentrés au bercail. Mais l'aventure continue et donc ce blog aussi tant qu'il nous reste des choses à partager avec vous. Et il en reste : Tokyo, les mystères de Chiiori (on s'attendait à des réclamations voir des manifestations place de la Nation après notre précédent post) et surtout le projet de Duy pour lequel nous comptons sur votre générosité (on va vous expliquer tout ça très vite, quand on aura défait les sacs).
Sans parler de toutes les nouveautés à venir : le retour sur Grenoble où nous attend un appartement à réaménager, l'arrivée du bébé fin juillet ou début août (de préférence dans un appartement tout beau tout neuf, comme lui), la mise en application de tout ce que nous avons découvert au fil des derniers mois et qu'on ne va pas laisser tomber comme ça...
Et Tokyo alors ?
Tokyo n'est ni Paris puissance 10, ni New-York au carré. On pourrait dire que Tokyo est une ville pays (plus de 12 millions d'habitants soit presque la population du Cambodge ou plus du double de la population du Laos). Mégapole aux centres multiples, chaque quartier est une ville à lui seul avec sa ou ses gares, ses centres commerciaux, écoles, centres d'affaires, commerces... Comme toute ville japonaise, Tokyo est un mille feuille où il faut chercher du sous-sol au dernier étage pour trouver une adresse. Difficile alors de trouver un petit bar sympa pour boire le café, au hasard d'une promenade. Il faut bien souvent prendre l'ascenseur.
Pourtant dès qu'on s'éloigne du coeur de chaque quartier, à quelques rues des grands boulevards, on se retrouve au calme (de manière générale Tokyo est une ville très silencieuse) au milieu de maisons individuelles entourées d'arbres et de fleurs. Surtout au printemps.
Ajoutez la discipline et le self-control des japonais et vous obtenez au final une ville bien plus douce et agréable qu'on ne le dit où on est réveillé par "le vol noir des corbeaux" au petit matin et où personne ne vous marchera sur les pieds même dans la gare la plus fréquentée du monde. Et cela nous apparaît d'autant plus aujourd'hui, après quelques jours dans l'atmosphère acide et agressive de la vie parisienne.

12 avr. 2008

Chiiori's secret

Finalement nous avons décidé de ne rien dire et ne rien montrer de Chiiori. Motus et bouche cousue sur ce lieu magique où nous avons eu la chance de séjourner pendant presque 2 semaines (un des plus long séjour et sans conteste le plus marquant du Japon).
Nous étions tellement bien que pour prolonger notre retraite nous avons annulé le dernier hôte WWOOF sur la route de Tokyo et également renoncé à visiter Nara et son bouddha géant...

Les plus curieux trouveront un lien, caché sous le caillou. Ne partez pas sans avoir visité la "gallery".

1 avr. 2008

Gaijin un jour, gaijin toujours

Même si de wwoof en wwoof on commence à absorber un peu de la culture japonaise, nous nous retrouvons encore bien souvent à nous regarder d'un air interloqués, et souvent amusés, parfois moqueurs. Et peut-être même de plus en plus souvent. Sans doute que des détails nous échappaient jusque là et qu'avec le temps nous apprenons à les percevoir, tant dans nos tâches quotidiennes que dans nos temps de loisir. Le respect de l'autre et toute l'attention apportée à ne pas le froisser, conduisent souvent à des quiproquo. Soi disant que le langage entretien un certain flou et qu'une place importante est laissée à l'interprétation. A chacun de deviner les intentions de l'autre. Cela explique sûrement, par exemple, qu'après avoir posé une question sur les tuiles utilisées pour les maisons japonaises, Jiro san nous en a offert trois en guise de cadeau d'au revoir. Alors que nos sacs débordent.
En même temps, nous apprenons à mieux gérer notre statut de wwoofer, espèce itinérante de travailleur agricole. Ainsi, nous avons pu profiter de belles journées printanières sur les îles de la mer du Japon ou à Osaka. Grâce à l'extrême efficacité et variété des transports en commun japonais, nous avons pu abandonner notre poste et notre hôte bien peu hospitalier des environs de Tokushima pour retrouver nos copains Sumos à Osaka. Parmi tout ce qu'il y aurait à dire sur ces extra terrestres, nous avons retenu le plus banal : ces types sont vraiment énormes. On s'en est bien rendus compte en les croisant dans les couloirs. Là encore, parmi tous les lutteurs que la terre a portés ce sont sûrement les japonais les plus extrêmes. Pour combien de temps encore ? On entend beaucoup dire que cette tradition est en péril et que la domination des Mongols, donc gajin (non japonais), en est un des signes.

Enregistrements sumos (2 sons) :


Après ces deux journées bien excitantes nous n'avions qu'une idée en tête, repartir aussi tôt que possible pour l'étape suivante, d'où nous vous écrivons. Vous en saurez bientôt plus mais nous savourons pour l'instant notre chance tant l'endroit est magique. A nous d'être à la hauteur du lieu.

27 mars 2008

Du daikon en veux-tu ? En voilà !

5 étapes WWOOF au compteur et pas encore de véritable expérience de vie à la ferme. Avec notre séjour sur l'île de Shodo Shima, du 10 au 17 mars, chez Sanae et Jiro Imagawa, un couple d'une soixantaine d'années, c'est chose faite. En partageant leur quotidien nous avons appris les rudiments de l'agriculture de subsistance et prenons aujourd'hui mieux la mesure de l'ampleur du travail. Même si leur exploitation n'est pas bien grande la majorité du travail s'effectue à la main. Du désherbage à la plantation, en passant par la fertilisation et la préparation de la terre, nous avons tout essayé.
C'est aussi chez eux que nous avons découvert toutes les facettes du daikon. Un radis géant typiquement japonais qui lorsqu'il est en terre ressemble à un obus tombé du ciel et que Sanae San cuisine à toutes les sauces. Nous songeons même à l'implanter en terres auvergnates tellement il nous a conquis. Séché au soleil il peut ensuite être réhydraté, émincé, râpé il peut être consommé cru, cuit il est l'un des légumes de base des soupes et des nabés, mariné dans du sel il devient pickles. Autant dire que chez les Imagawa, c'est daikon matin, midi et soir !
Autre découverte de notre séjour, les japonais produisent de l'huile d'olive et Shodo Shima est réputée pour ça !!! Depuis le début du XXeme siècle les premiers oliviers ont été implantés et recouvrent peu à peu les terres de l'île lui donnant par endroit des airs méditerranéens. Très fiers de leurs oliviers, les habitants de l'île se rendent en nombre chaque samedi à l'Olive Park pour retirer les petits oliviers distribués gratos par la pépiniére. C'est comme ça que nous avons planté notre arbre chez les Imagawa. Vu que l'huile d'olive ne fait pas vraiment partie de la cuisine japonaise, elle est utilisée pour la confection de produits dérivés, dont certains assez déroutants comme la glace à l'olive...(dans le même registre ils font aussi de la glace à la sauce soja, autre spécialité de l'île).
Un peu déçus par nos précédentes expériences, Jiro et Sanae, par leur accueil et leurs attentions, nous ont redonné l'envie de poursuivre dans la voie du wwoof.

Ecouter Sanae san pousser la chansonnette :

18 mars 2008

Shikoku

Après Hokkaido, puis Honshu, nous voici désormais à Shikoku, la plus petite des quatre principales îles qui constituent le Japon (il ne nous manquera que Kyushu). Rude et montagneuse, Shikoku fut longtemps la moins accessible (jusqu'en 1986 on ne pouvait y aller qu'en ferry). Aujourd'hui, rien de plus facile que de s'y rendre, car elle est reliée Honshu par trois ponts.
Premier arrêt à Awa Ikeda, une bourgade située à l'est pour une halte wwoof. Cette dernière restera dans nos mémoires car nous avons renoué avec la tradition un peu désuette du bonnet de nuit, mais avec nos bonnets de ski ! En effet nous étions logés dans une sorte de hangar-loft, assez joli mais pas très adapté aux températures du moment. Du coup, nous avons écourté notre séjour et dans l'espoir de jours meilleurs nous avons filé à Takamatsu. Le hasard (et couchsurfing) a bien fait les choses cette fois, car nous avons eu la chance d'être accueillis pour le week-end par Kanako, une jeune japonaise, prof d'anglais très sympa. Elle nous a pris sous son aile comme des amis de longue date, venant nous chercher à la gare, nous invitant à dîner chez ses parents, nous faisant visiter la région... Une rencontre qui nous a permis de passer de très bons moments et d'effacer toutes nos petites déceptions.

11 mars 2008

Retour à la terre

Fin février, nous avons repris le chemin du wwoof à Sasayamaguchi, une petite ville calme du district de Hyogo mais située seulement à une heure de la mégapole d'Osaka. Cette fois nous étions accueillis chez Midori Nishimura et ses fils de 25 et 27 ans Ray et Gen (americano-nippons). Tous trois enseignent l'anglais dans leur propre école et font un peu d'agriculture de subsistance dans les champs situés à quelques emcablures de leur maison (une ancienne ferme vieille de 200 ans avec un immense toit de chaume). Avec Janna, une suédoise wwoofeuse de 19 ans un poil taciturne, nous les avons aidé dans les tâches quotidiennes : ménage, cuisine, mais aussi pour les travaux en extérieur : préparer la terre en prévision des plantations, fendre le bois pour l'hiver prochain, couper des bambous pour construire un abri, faire le pain... le retour à la terre en somme ! Bien que pas vraiment désagréable, cette troisième expérience wwoofesque nous a un peu déçue par l'absence de relations avec nos hôtes, qui, très occupés par leurs activités ne se sont pas vraiment souciés de nous. Du coup nous nous retrouvions un peu livrés à nous mêmes. Enfin, nous avons quand même appris à faire le pain et Midori nous a fait une démo de cérémonie du thé, c'est déjà pas si mal !

P.S. quelques images ont été ajoutées dans la galerie Kyoto.

22 févr. 2008

Oichi

Nous venons de faire un brin de ménage car demain nous rendons notre appartement. Déjà une semaine et encore tellement à voir. Pour conclure cette petite série d'impressions, presque en direct depuis Kyoto, ce soir c'est son et image. Aujourd'hui nous sommes retombés sur un de ces petits camions qui nous semblent être des vendeurs de légumes ambulants. Ils ont leurs endroits - même les plus surprenants comme celui-ci qui se poste à la sortie des musées - et attendent le client. Ce genre de service de proximité est déjà assez étonnant pour une ville comme Kyoto mais le plus marrant c'est la petite chansonnette qu'ils utilisent tous (enfin ceux qu'on a pu voir) pour envouter le passant ou plutôt la passante. Maintenant que mon ipod est réparé, je peux de nouveau utiliser le micro, quand celui-ci veut bien fonctionner. Et aujourd'hui il voulait bien.

Ecouter la chanson qui donne envie de manger des légumes :



p.s. précisons qu'il s'agit d'une voix enregistrée et que la marchande est un marchand dans le cas présent. et en plus il laisse tourner son moteur pour ne pas avoir froid.

21 févr. 2008

32 000 centenaires

Comme nous avons passé beaucoup de temps à la campagne ou dans les montagnes depuis notre arrivée au Japon, on a pas encore vraiment eu l'occasion d'observer la société japonaise.
Ce matin, au marché mensuel de Toji, nous avons pu expérimenter le vieillissement de la population de l'intérieur. On se serait cru à Groland (voir la vidéo), mais pour de vrai.
Il faut savoir que le Japon a la plus grande espérance de vie au monde et qu'il y a 11 millions de personnes de plus de 75 ans. Sur 127 millions d'habitants c'est pas mal quand même. Mais le plus ennuyeux c'est que le taux de natalité est très faible (1,3 contre 2,07 en France). Du coup, depuis 2007, la population commence à diminuer. Et si rien ne change, il ne restera plus que 60 millions de japonais à la fin de ce siècle.
Autant dire que l'ambiance sur les marchés n'est pas la même que dans les précédents pays.

20 févr. 2008

A vos mules

Au Japon, comme dans les autres pays d'asie que nous avons visités, il faut se déchausser avant d'entrer dans une maison. Cela vaut donc pour les temples et chateaux comme le nijo-jo que nous avons visité cet après-midi. Vous enfilez alors une magnifique paire de mules en skaï...
Mais rassurez-vous, pour ne pas user vos chaussettes, vous aurez droit à de belles tongs quand vous viendrez nous voir.

19 févr. 2008

De 7 à 77 ans

On n'a pas encore très bien compris si le terme pachinko désigne les salles ou les machines qu'elles contiennent. Toujours est-il qu'on en entend souvent parler et qu'on en voit beaucoup, en plein centre ville comme en banlieue. Sur Hokkaido nous sommes déjà rentrés dans une salle de jeux (il vaudrait mieux parler de complexe) nous méler à la jeunesse bridée. On avait alors remarqué les mini jeux vidéos destinés aux enfants (il n'est jamais trop tôt pour commencer). Mais dans les salles de pachinko, les casquettes cachent des crânes dégarnis ou des cheveux blancs. Au milieu de bruits étourdissants et de lumières aveuglantes, on a découvert une foule de papis et mamies en train de jouer leur retraire, hypnotisés par le roulement des billes d'acier.

Définition du pachinko sur wikipedia.

18 févr. 2008

Pour vous servir

Finalement, ces posts quotidiens seront des posts du soir, comme il y a des journaux du soir. On pensait profiter au maximum du décalage horaire pour vous encourager en début de journée mais on ne va pas réussir à tenir les délais. On va plutôt se caler sur l'heure du thé alors que pour nous il est bientôt l'heure du lit.
Aujourd'hui peu de temps pour les photos car nous avions un rendez-vous. Comme le temps n'était pas super, on a garé les vélos du côté de Nishiki, le marché de Kyoto pour se balader sous les arcades. On pourrait parler de la nourriture qui occupe visiblement une place centrale dans la société japonaise, qu'il s'agisse du plat de nouilles ou de riz quotidien comme des préparations les plus raffinées. C'est l'invité principal des émissions de télé, pour ce qu'on a pu en comprendre. Comme ailleurs en asie, les restaurants sont partout et de toutes les tailles. Logiquement, vous aurez un aperçu avec les nouvelles photos.
Mais l'image du jour est cette cabine téléphonique, posée là, en plein milieu de l'allée couverte du marché de Kyoto. Raccordée à la prise d'une échoppe, elle attend le chaland en compagnie de ses compagnons les annuaires. Comme chaque jour, quelqu'un a pris le soin le soin de caler un des pieds d'une tablette qui a du en voir d'autres. Il y a quelque chose de très japonais dans cette insitance à maintenir un niveau de service irréprochable alors qu'en France il ne sera bientôt plus possible de téléphoner d'un lieu public sans un mobile.

nb : bizarrement, on n'arrive pas trouver d'endroit où garer les vélos en ville !

17 févr. 2008

Kyoto à vélo

Notre maison est située en plein coeur de Hyakumanben, à deux coups de pédales de l'université de Kyoto. Nous vous reparlerons sans doute des nombreux étudiants qui sillonent le quartier à vélo et lui confère cette atmosphère si particulière aux campus. Mais pour l'instant ce sont les vélos qui retienent le plus notre attention.
A chacun de nos passages en ville, on trouvait que : "Quand même, il y a bien beaucoup de vélos ici". Et depuis notre arrivée à Kyoto, samedi, les vélos sont partout : sur les trottoirs, sur les berges de La rivière aux canards qui traverse la ville, garés un peu partout.
Pour ne pas être en reste, on va donc louer des vélos pour visiter Kyoto. Il a beau faire un peu froid, c'est le moyen de transport idéal. Renseignements pris, les tarifs proposés à l'office de tourisme sont disproportionnés. Heureusement, notre travel angel nous a indiqué un petit loueur de quartier : Carillon (le français est beaucoup employé pour les noms de marques ou de boutiques). Son estancot contribue, avec le café jazzy et le resto de falafels à l'ambiance du quartier. Ses tarifs sont modiques, ses journées élastiques et on devine qu'il fait cela avant tout par militantisme.
Mais ici comme ailleurs, le vélo est aussi un accessoire de mode. A la différence de chez nous, ce sont les vélos de course qui caracollent en tête du peloton de la hype. Pour casser l'austérité du cadre, il est de bon ton de customiser les autres élèments : jantes profilées fluos, guidon droit, sac en bandoulière... Cette tendance pourrait venir des grandes villes américaines, tant elle semble un mélange entre coursiers à vélo new-yorkais et adepte du renouveau rock (avec parfois une variante plus outdoor). Que ceux qui veulent faire parti de l'échappée tricolore se préparent.

Voici une série de photos prises par un photographe vivant à Tokyo, tendance hard core :
Tokyo bike film festival 2007
n'hésitez pas à visiter sa page d'accueil, il y a de très belles images :
m.w.c.p. straight edge photgraphy

Direction Kyoto

Après avoir quitté Appikogen au petit matin sous les bourrasques et les congères, nous avons voyagé deux jours pour rejoindre Kyoto. Ce trajet qui pouvait nous paraitre long a finalement joué le rôle de transition avant de rejoindre les méga-villes. Le choix du ferry s'impose avant tout par économie mais notre mini croisière entre Sendai et Nagoya a été un vrai plaisir accompagné de souvenirs d'enfance, lorsque nos parents nous emmenaient en Corse. Malgrè les difficultés à communiquer, les rencontres s'enchainent. On nous offre même des chocolats parceque les fleurs... Après une après-midi à musarder dans Nagoya, au milieu de ses 2,2 millions d'habitants (en 2005) et sans doute quelques autres touristes, nous rejoignons l'auberge de jeunesse et notre chambre japonnaise. Thé, kimono, tatamis et futons. Samedi nous arrivons à Kyoto en fin de matinée pour prendre les clés de l'appartement que nous avons loué pour une semaine. Nous avons trouvé cette formule par hasard sur le blog d'un français qui vit maintenant à Kyoto que nous rencontrerons dans la semaine. Vivre le Japon est une branche de l'agence de voyage Voyageurs au Japon qui propose de louer des meublés à Kyoto et Tokyo. Notre première impression est très bonne. Pour une semaine nous serons donc Kyotoïtes. Nous allons en profiter pour visiter la ville, ses très nombreux temples, bains, monuments... mais aussi savourer notre solitude à deux avant de retourner aux joies de la vie en meute. Il faut s'habituer car nous même bientôt...
Pour secouer un peu les habitudes qui commencent à s'installer sur ce blog, nous allons essayer de publier une photo commentée chaque jour de cette semaine. Comme ça on va voir ceux qui suivent.

7 févr. 2008

Neige, soleil, reneige, resoleil...

C'est avec un peu d'incertitude que nous avoins quitté le cocon de Churui pour rejoindre Sapporo, puis Appikogen, une station de ski située dans le nord d'Honshù que nous n'arrivions même pas à localiser sur la carte. Nous quittions une famille pour intégrer l'équipe d'une pension de 12 chambres, bref l'impression de quitter une PME pour une multinationale !
Une fois sur place nos craintes se sont vite estompées. Le charme du lieu, l'ambiance colonie de vacances cosmopolite (la quasi intégralité du personnel est constituée de snowboarders du monde entier), le travail peu fatiguant, le plaisir d'être dans la neige et les 200 m qui nous séparent des pistes ont vite fait de nous convaincre.
Logés, nourris, nous avons aussi la chance de bénéficier d'un forfait saison et de matériel. Bref, c'est les vacances au ski, à l'oeil. De quoi séduire les auvergnats que nous sommes !
Si la neige commence à manquer dans les Alpes c'est loin d'être le cas ici. Depuis notre arrivée, la neige tombe par averse, recouvrant tout d'une belle couche de poudreuse bien froide. Un plaisir que nous sommes peu nombreux à partager, les Japonais n'ayant que 10 jours de congés par an, les pistes sont quasiment désertes en semaine. Du coup, nous pensons prolonger notre séjour de quelques jours et sauter l'étape suivante, elle aussi dans les montagnes. On partirait directement en direction du Kansai et dans un premier temps de Kyoto et de ses environs. Plus de wwoof avant fin février-début mars, date à laquelle nous rejoindrons normalement deux frères qui font tourner une ferme biologique et une école d'anglais.

30 janv. 2008

Sapporo, les aïnus et Hokkaido

A Sapporo, Mike nous explique que par de nombreux aspects Okinawa se distingue du reste du Japon. "Comme Hokkaido." ajoute-t-il. Les deux endroits qui nous attirent le plus au Japon ! Pour Okinawa nous espérons avoir le temps d'aller voir par nous même, avant de terminer le voyage à Tokyo. Pour Hokkaido, nous n'aurons finalement vu que Churui, la mer, Sapporo et Teine. Bien peu, mais suffisamment pour constater, à travers l'urbanisme à l'américaine de Sapporo, combien le développement de cette île est récent. L'île a été littéralement colonisée par les Japonais pendant la deuxième moitié du 19ème siècle. Le peuple aïnu qui vivait là a dû laisser la place pour ensuite subir l'oppression et la censure de ses coutumes. Aujourd'hui, on cherche à les réhabiliter à travers musées et associations mais il semblerait que certains de leurs membres, devenus influents, parviennent à rallumer la flamme. Nous, nous avons vu une ville étonnamment tranquille pour sa taille, immergée dans la nature. Presque 2 millions d'habitants et on se promène calmement au centre de ce quadrillage géométrique. En hiver, il peut tomber jusqu'à 5 mètres de neige. On se réfugie alors dans les galeries marchandes et les étages des centres commerciaux. En été, on imagine que la végétation reprend le dessus pour inonder une ville entourée de montagnes. Toujours d'après Mike, qui vit là depuis 10 ans, Sapporo est bien agréable et bien plus facile à vire que la plupart des villes japonaises. Car Hokkaido est un paradis pour qui aime la nature. L'île représente un cinquième de la superficie du pays pour seulement 5 % de la population. De quoi apprécier les lacs, la mer, les montagnes et la faune sans se marcher sur les zoris même si c'est une importante destination touristique pour les Japonais ou même les Australiens (encore eux) qui possèdent littéralement Niseko, une des principales stations de ski.

25 janv. 2008

Churui c'est fini !

Adieu saucisses, salamis et lardons. Il nous faut déjà quitter ce refuge douillet (sauf dans notre chambre au petit matin, voir photos) où l'on nous traitait si bien (un moment on s'est même demandé si on allait pas passer à la casserole nous aussi, tellement on a été bien nourris). Une wwoofeuse de Hong-Kong est arrivée hier soir pour prendre le relais et bientôt un américain doit venir en auto-stop depuis Sapporo. Finalement, les Uragamis qui ne ferment jamais boutique, pas même le dimanche, voyagent à domicile. Hier soir, ils ont même découvert les saveurs de la potée auvergnate.
Aujourd'hui, nous quittons Churui sous le soleil et 50 cm de neige fraîche tombée en moins de 24 heures pour rejoindre Sapporo en bus. Les prochains jours seront off et plus urbains : Sapporo est quand même la 5ème du pays. Ce soir nous rencontrons Michael, un membre américain de couchsurfing chez qui nous allons rester jusqu'à mardi en compagnie de 2 autres backpackers. Les débuts d'une internationale du voyage ?

N.B. sur Flickr, l'album Churui contient de nouvelles photos.

21 janv. 2008

Konnichiwa !

Après la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam nous voici enfin arrivés au Japon. Nous attendions ce moment avec une certaine impatience, une sorte d'envie de passer à autre chose de totalement différent de ce que nous avons pu voir ces derniers mois et aussi le désir d'aller y voir de nos yeux vu. Arrivés depuis à peine une semaine nous en avons déjà pris plein les mirettes et nous nous sentons vraiment bien. Pour le moment nous sommes sur Hokkaido, l'île la plus au nord du pays qui n'accueille que 5% de la population à cause de son climat de type sibérien qui sévit de novembre à mars. Ici les clichés du Japon hyper technologique sont bien loin et on pourrait se croire dans le grand nord canadien. En ce moment tout est recouvert de neige, les températures ne dépassent pas -5° durant la journée (malgré le soleil) et flirtent avec -20° la nuit. Depuis notre arrivée, nous sommes accueillis par la famille Uragami, un couple d'une soixantaine d'année et leur fils Shuta qui travaille avec eux. Les Uragami tiennent une boucherie-charcuterie, et un petit resto. En échange de quelques heures de travail par jour, ils nous offrent le gîte et le couvert (on commence déjà à se remplumer). Nous vivons chez eux, à environ 300 km à l'est de Sapporo, à Churi près de Obihiro. Ici le rythme est tranquille mais nous ne voyons pas le temps passer. Entre la fabrication des saucisses, la vaisselle, la cuisine, le coupage du bois, les bons repas, les bains au onsen voisin (source d'eau chaude) nos journées sont bien remplies et nous apportent la satisfaction de vraies rencontres. Nous ne regrettons vraiment pas notre adhésion au réseau Wwoof qui nous permet de voyager de cette façon. D'ailleurs d'ici une dizaine de jours nous serons accueillis par d'autres hôtes, propriétaires d'un lodge dans une station de ski, située dans le Nord de Honshu. Bientôt plus de détails sur les moeurs étranges (pour l'instant pas tant que ça) des nippons mais nous voulions partager avec vous les premières images au plus vite.

14 janv. 2008

Good bye Vietnam

Hésitations, baisse de forme, changement de programme, finalement le Vietnam n'aura cessé de nous prendre à contre pieds. Presque deux mois dans un pays que l'on imaginait très différent et toujours le même sentiment d'incompréhension et parfois de rejet. Si nous n'avions pas été un peu fatigués après un séjour dans les montagnes du Nord, nous devrions déjà être à Shanghai sur le point d'embarquer pour Osaka. Finalement, nous aurons profité jusqu'au dernier moment de notre magnifique chambre d'hôtel, bercés par les cris des rats et les miaulements désespérés des chats en rut. Demain, grâce aux avions de Vietnam airlines nous rejoindrons le Japon en seulement quelques heures, directement à Hokkaido, chez nos premiers hôtes.
Sur les photos des dernières semaines, vous reconnaitrez la baie d'Along terrestre et maritime, les montagnes du Nord (le marché de Bac Ha et les environs de Sapa) et quelques vues d'Hanoi.

24 déc. 2007

Savoir se faire désirer

Après un long périple qui nous a conduit du Sud au Nord du pays nous voici arrivés à Hanoi depuis quelques jours. Une nouvelle étape que nous espérions plus facile et plus reposante, alors que cette ville est bruyante et frénétique, même si bien plus belle que Ho Chi Minh Ville. Heureusement, la première impression s'est vite estompée et notre humeur est moins morose. Comme quoi la magie de Noël opère encore ! En effet, nous venons de rencontrer deux grenoblois voyageurs au long cours, Guillemette et Olivier, avec lesquels nous avons décidé de faire un bout de chemin et accessoirement de fêter Noël à coup de vin vietnamien de Dalat et de fromages français apporté par Marjolaine, la soeur de Guillemette. Hier encore nous étions un peu désappointés, un peu lasses et nous voici tout le bourrichon tout remonté. A tel point que notre décision est prise, mi-janvier nous aborderons le pays du soleil levant par la mer, depuis Shanghai ! En attendant notre départ pour la Chine, nous nous apprêtons à partir pour la mythique Baie d'Along, puis à Sapa et Bac Hà, petites villes du Nord-Ouest situées à 1600 m.

P.S. vous retrouverez notre itinéraire sur la carte du sud Vietnam.