De retour de Muang Noi où nous avons passé 3 jours en compagnie de notre ami italien et voyageur Berti, nous voici de retour à Luang Prabang d'où nous vous envoyons les dernières nouvelles.
Après Ventiane, Viang Vieng, puis Luang Prabang, notre voyage au Laos nous laissait un peu dubitatifs. Lors de ces trois étapes, une même impression : des lieux très touristiques, avec son lot d'attractions plus ou moins réussies, bref pas vraiment ce qu'on imaginait trouver. Alors bien sûr, c'est justement ça le voyage, ne pas trouver ce qu'on s'attendait trouver. Mais là, on peut dire qu'on était un peu déçus. A Viang Vieng, l'impression première s'est légèrement dissipée, car les paysages étaient vraiment magnifiques. La mauvaise surprise viendrait plutôt du village qui pourrait faire penser à une ville de western, construit le long d'une rue principale où alternent bars et restaurants, à l'intérieur desquels les touristes (moyenne d'âge 25 ans) dégustent leur beer Lao devant un DVD des Simpsons ou de Friends. Tout pareil qu'à la maison, mais en moins cher bien sûr !
Arrivés à Luang Prabang, les étrangers sont nombreux, mais là ça n'est pas vraiment une surprise, la ville est classée au patrimoine mondial par l'Unesco, alors forcément ça attire les visiteurs.
Mais une fois encore, l'image du Laos rural, où 80 % des habitants sont agriculteurs est encore bien loin. Pour en avoir le coeur net, on décide donc de s'enfoncer un peu plus au Nord, direction Muang Ngoi, un village de 800 âmes, situé à 3H30 en songthaew (sorte de pick up avec des bancs) et accessible seulement après une heure de bateau sur la Nam Ou. Une fois à bord, nous constatons que le Laos qu'on pensait trouver existe bien. Les habitants des villages desservis par le bateau s'installent avec leurs gros sacs de marchandises et sur les berges boueuses de la rivière on peut voir des enfants qui plongent et nagent, plus loin des pirogues à rames remontent lentement le courant, et des pêcheurs posent des pièges. Arrivés à Muang Ngoi, notre bonne impression se confirme, ici les jours s'écoulent tranquillement, enfin plus ou moins car la culture du riz pratiquée ici est un travail de titan. Ici aucune voiture, aucune moto, la seule route étant la rivière. Les habitants ont maintenant accès à l'électricité mais seulement le soir durant 3h et grâce à des groupes électrogènes. La plupart des gens ont accès à un point d'eau, mais lessives et douches se font dans la rivière. La cuisine est au feu de bois sur des sortes de foyers en terre. Les rues sont en terre et font aussi office de basse cour, puisqu'ici les gallinacés sont élevés en liberté comme à Loué. D'ailleurs à propos de bête à plumes, nous avons mangé un chicken lao d'un genre étrange, tellement étrange qu'on a pas réussi à déterminer de quel type de bête il pouvait bien s'agir : dinde, chat, chien, écureuil, coq sauvage...
Enfin toute cette authenticité c'est bien joli mais est-ce que ce serait pas un coup du l'office de tourisme local pour faire plaisir aux touristes ? On s'est donc lancés dans un trek de 2 jours avec nuit dans un village Hmong (une des minorités qui composent le pays aux côtés des Laos). Si on ajoute les 2 heures de marche au milieu des rizières aux heures de simili bus et de bateau, on commence à être vraiment loin de tout. Mais curieusement rien ne manque, enfin en faisant avec ce qu'on a. Mais tant que l'eau coule aux points d'eaux collectifs, tout va bien. Et d'après notre guide, l'eau ne manque pas. Donc les maisons peuvent s'entourer de jardins/potagers privatifs où potirons et fruits viennent agrémenter le riz qui pousse alentours. La viande provient soit de la chasse, soit de l'élevage. En tous cas dans la partie Hmong, d'où se dégage une impression de relative opulence.
Car le village tente une expérience de greffe avec un village voisin, Kahmu celui-ci. Même si les deux villages se sont rapprochés géographiquement pour habiter un nouveau site il y a deux ans, chacun habite de son côté et l'organisation des maisons est bien différentes. Si la partie Kahmu peut sembler plus aride et moins riche, cela tient avant tout au fait que les potagers sont à l'extérieur du village. Mais, toujours d'après notre guide, il n'en est rien.Pour nous ce fut une bien belle expérience dans de très bonnes conditions. Avant la marche, nous n'avons pas résisté à une partie de pêche et la deuxième journée s'est terminée par une baignade dans une cascade (le seul avantage de la température est que même l'eau des rivières est chaude).
Après Ventiane, Viang Vieng, puis Luang Prabang, notre voyage au Laos nous laissait un peu dubitatifs. Lors de ces trois étapes, une même impression : des lieux très touristiques, avec son lot d'attractions plus ou moins réussies, bref pas vraiment ce qu'on imaginait trouver. Alors bien sûr, c'est justement ça le voyage, ne pas trouver ce qu'on s'attendait trouver. Mais là, on peut dire qu'on était un peu déçus. A Viang Vieng, l'impression première s'est légèrement dissipée, car les paysages étaient vraiment magnifiques. La mauvaise surprise viendrait plutôt du village qui pourrait faire penser à une ville de western, construit le long d'une rue principale où alternent bars et restaurants, à l'intérieur desquels les touristes (moyenne d'âge 25 ans) dégustent leur beer Lao devant un DVD des Simpsons ou de Friends. Tout pareil qu'à la maison, mais en moins cher bien sûr !
Arrivés à Luang Prabang, les étrangers sont nombreux, mais là ça n'est pas vraiment une surprise, la ville est classée au patrimoine mondial par l'Unesco, alors forcément ça attire les visiteurs.
Mais une fois encore, l'image du Laos rural, où 80 % des habitants sont agriculteurs est encore bien loin. Pour en avoir le coeur net, on décide donc de s'enfoncer un peu plus au Nord, direction Muang Ngoi, un village de 800 âmes, situé à 3H30 en songthaew (sorte de pick up avec des bancs) et accessible seulement après une heure de bateau sur la Nam Ou. Une fois à bord, nous constatons que le Laos qu'on pensait trouver existe bien. Les habitants des villages desservis par le bateau s'installent avec leurs gros sacs de marchandises et sur les berges boueuses de la rivière on peut voir des enfants qui plongent et nagent, plus loin des pirogues à rames remontent lentement le courant, et des pêcheurs posent des pièges. Arrivés à Muang Ngoi, notre bonne impression se confirme, ici les jours s'écoulent tranquillement, enfin plus ou moins car la culture du riz pratiquée ici est un travail de titan. Ici aucune voiture, aucune moto, la seule route étant la rivière. Les habitants ont maintenant accès à l'électricité mais seulement le soir durant 3h et grâce à des groupes électrogènes. La plupart des gens ont accès à un point d'eau, mais lessives et douches se font dans la rivière. La cuisine est au feu de bois sur des sortes de foyers en terre. Les rues sont en terre et font aussi office de basse cour, puisqu'ici les gallinacés sont élevés en liberté comme à Loué. D'ailleurs à propos de bête à plumes, nous avons mangé un chicken lao d'un genre étrange, tellement étrange qu'on a pas réussi à déterminer de quel type de bête il pouvait bien s'agir : dinde, chat, chien, écureuil, coq sauvage...
Enfin toute cette authenticité c'est bien joli mais est-ce que ce serait pas un coup du l'office de tourisme local pour faire plaisir aux touristes ? On s'est donc lancés dans un trek de 2 jours avec nuit dans un village Hmong (une des minorités qui composent le pays aux côtés des Laos). Si on ajoute les 2 heures de marche au milieu des rizières aux heures de simili bus et de bateau, on commence à être vraiment loin de tout. Mais curieusement rien ne manque, enfin en faisant avec ce qu'on a. Mais tant que l'eau coule aux points d'eaux collectifs, tout va bien. Et d'après notre guide, l'eau ne manque pas. Donc les maisons peuvent s'entourer de jardins/potagers privatifs où potirons et fruits viennent agrémenter le riz qui pousse alentours. La viande provient soit de la chasse, soit de l'élevage. En tous cas dans la partie Hmong, d'où se dégage une impression de relative opulence.
Car le village tente une expérience de greffe avec un village voisin, Kahmu celui-ci. Même si les deux villages se sont rapprochés géographiquement pour habiter un nouveau site il y a deux ans, chacun habite de son côté et l'organisation des maisons est bien différentes. Si la partie Kahmu peut sembler plus aride et moins riche, cela tient avant tout au fait que les potagers sont à l'extérieur du village. Mais, toujours d'après notre guide, il n'en est rien.Pour nous ce fut une bien belle expérience dans de très bonnes conditions. Avant la marche, nous n'avons pas résisté à une partie de pêche et la deuxième journée s'est terminée par une baignade dans une cascade (le seul avantage de la température est que même l'eau des rivières est chaude).
1 commentaire:
Xavier et Sophie ou la vie sauvage…
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